De Gazave à Guétary

Publié le par La Caminarello

Jeudi 8 Novembre
Gazave => Payolle (Espiadet)
 
Nouvelle du jour : Tara a ses premières chaleurs ! Du coup il va me falloir être très vigilante, pour éviter de revivre l'épisode du printemps dernier. Dès le début de la journée, on est suivies par des chiens à qui l'odeur de mes chiennes semble plaire, donc je marche la plupart du temps pour les faire dégager. On s'engage dans la vallée de la Neste et, au bord d'un chemin, un petit âne de provence, entier, apprécie cette fois l'odeur des juments, il s'échappe et décide de nous suivre lui aussi.
Décidément c'est la journée, après avoir couru après des chiens, me voilà en train de me battre avec un âne un peu chaud (ils ont cette réputation, et je confirme!). Je finis par trouver un paysan qui connaît le proprio et prend la bestiole en charge.
On peut repartir, enfin tranquilles, et on monte en direction du col de Beyrède.
 
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Entrée dans la Vallée de la Neste
 
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Notre petite pause de midi 
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 Col de Beyrède
 
 Je pensais bivouaquer là haut, mais c'était sans compter sur le fait que les bêtes viennent juste de descendre de l'estive, du coup l'herbe est ultra rase, et en plus il reste encore des chevaux en estive, qui sont donc en liberté. C'est prendre des risques inutiles qu'installer ici les juments à la longue corde, du coup je redescends vers Payolle. On s'arrête au premier hameau, à Espiadet, à 1200m. Le seul couple présent sur place me donne du foin pour les juments et me propose un petit endroit clos pour mettre les juments (ici aussi il y a des chevaux en estive).
J'ai vraiment affaire ici à des montagnards, un peu sauvage donc. Le premier contact est toujours très froid, rebutant même, puis au bout de quelques minutes de discussion, en général la situation s'améliore et la froideur fait place à l'accueil chaleureux.
 
 
Vendredi 9 Novembre
Payolle => Labassère
 
J'ai bivouaqué cette nuit à une centaine de mètres d'une ancienne carrière de marbre qui, d'après le couple rencontré hier soir, a notamment alimenté la galerie des glaces de Versailles. À vérifier quand même...En tout cas, dans toute la vallée de Campan que l'on suit le matin, le marbre est présent partout : les marches d'une grange, les fontaines ou croix des villages, l'entrée des fermes,...
C'est en effet un très beau marbre, veiné rose et vert.
NB : j'ai vérifié, et effectivement tout ça est vrai, cette vallée a même donné son nom au "marbre campan"
 
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La carrière de marbre 
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Du marbre partout ! 
 
Cette vallée est très différente de la précédente, qui était plutôt industrielle. L'altitude y est plus élevée, et des stations de ski comme la Mongie ou Super Barèges sont tout à côté, ainsi ici le tourisme est assez présent, même si à cette période de l'année de toute façon il n'y a pas grand monde.
 
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De belles halles croisées sur la route
 
On traverse la ville de Bagnères de Bigorre et on remonte direction Lourdes par les montagnes. On s'arrêtera à Labassère, chez des paysans un peu âgés et vraiment touchants. Le rythme ici est lent, les gens prennent leur temps pour parler ou agir. C'est pour moi une façon de savourer et célébrer le temps qui nous est offert.
 
 
Samedi 10 Novembre
Labassère => Lourdes
 
Journée moyennement agréable, marquée par la traversée de Lourdes. Je devais faire des courses, c'est pourquoi je me suis avancée dans le centre ville, et je dois dire que je déteste cette ville ! La partie qui n'est pas destinée aux touristes est triste et morne, les quelques rues touristiques sont saturées de boutiques de souvenirs et de restos. Et partout des hôtels, pour la plupart assez décrépis, le tout donne une ambiance assez glauque à mon goût. Et c'est sans compter l'aspect catho bling-bling inhérent à la ville. Ils en font sans doute un peu trop...
Je bivouaque à la sortie de la ville, dans la forêt de Lourdes, où je ne me sens pas trop en sécurité.
 
Dimanche 11 Novembre
Lourdes => Bruges
 
Finalement la nuit s'est passée sans incident, malgré des voitures qui viennent faire des dérapages à fond à une cinquantaine de mètres de la tente à 4h du matin...
On repart donc en traversant la forêt de Lourdes sur quelques kilomètres. Je retrouve ensuite le chemin de St Jacques.
 
Juste avant d'arriver à Bruges, sur un petit chemin entouré de murets, on croise un gros troupeau de vaches en train de rentrer du pré, pas trop moyen de faire demi-tour, il me faut gérer les vaches pas très rassurées, et qui nous frôlent donc, le chemin étant bien étroit. Self-control obligatoire, vu qu'elles étaient toutes pourvues de belles cornes qui passaient à quelques centimètres des juments, et que certaines vaches elles-mêmes étaient marquées de coups de cornes. Dans ces moments là, on est bien content de savoir un peu y faire avec les animaux... Au bout du troupeau, il y avait le vieux vacher, avec son béret vissé sur la tête et son bâton, qui m'a lancé un laconique « c'est pas bien prudent de croiser ces animaux ». Bien vu, mais pas très utile !
En tout cas, petite satisfaction après coup, Brownie qui l'an dernier ne pouvait pas approcher un enclos où paissaient des vaches à moins de 100m n'a montré aucun signe d'appréhension lors de cet épisode de promiscuité bovine assez impressionnant. Comme quoi, il y a quand même des choses qui rentrent en plusieurs mois de voyage.
Le soir on s'arrêtera chez James et Judith, un couple d'anglais, et leurs deux enfants qui ont acheté une vieille bâtisse à restaurer. C'était d'anciens thermes et il y a encore dans certaines parties de la maison les vieilles baignoires et les cellules qui accueillaient les curistes. Un super repas à l'anglaise en leur compagnie !
 
Lundi 12 Novembre
Bruges => Ogeu les bains
 
Je repars avec en poche un pique-nique préparé par Judith, et on descend sur Arudy. Petite pause pour ravitaillement, je fais ma pause de midi dans un coin d'herbe au bord du centre commercial, en attendant l'ouverture du magasin où je trouverai de l'orge.
 
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 Une vue de plus sur les montagnes
 
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Soleil, no stress !
 
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Idem pour les bêtes ! 
 
Le reste de la journée s'est passé sans encombre, malgré une situation qui a bien failli finir en accident : on longeait une route assez fréquentée, et on est passé à côté d'une ferme qui était juste au bord de la route, et dans un virage avec ça. Et là un patou a surgi et s'est jeté sur nous. J'étais à cheval, les chiennes se sont débrouillées pour lui échapper, et heureusement Brownie n'a pas bougé d'un poil, elle s'est immobilisée en attendant que ça passe. Un camion est passé juste à ce moment là, je n'ose pas imaginer ce qu'il se serait passé si la jument avait reculé... Là, le propriétaire était un paysan et il était là, donc il a vite rappelé son chien qui l'a écouté. Mais dans toute la région des Pyrénées et du Pays Basque c'est un « problème » qu'on a souvent rencontré : beaucoup de gens ont des Patous sans en avoir vraiment l'utilité, ni en ayant l'autorité nécessaire pour gérer ce genre de chiens. Or ils sont pas franchement amicaux avec les étrangers, ça m'aura fait flippé et énervée plus d'une fois...
On bivouaquera après Ogeu les Bains, chez un vacher qui nous laisse profiter de sa belle herbe.
 
 
Mardi 13 Novembre
Ogeu les bains => Lachicania (Esquiule)
 
Au petit matin, l'endroit étant particulièrement humide, tout est recouvert d'une épaisse couche de gel. Pour démonter ma tente je suis obligée de souffler une minute sur chaque section de la structure pour qu'elles dégèlent et pour pouvoir les plier. C'est la première fois que mon matos est aussi gelé, et le froid a ça de traître qu'en plein démontage j'ai envie de m'arrêter et de me recroqueviller sur moi-même pour me réchauffer un peu. Mais bon c'est pas la solution, et petit coup de pied au cul perso, je m'y remets et je repars avec le soleil.
 
Il me semble qu'ici plus qu'ailleurs je vois beaucoup de vieux chênes pédonculés. L'olivier, demeure d'Athéna, est mon arbre préféré, mais comment ne pas être marqué par la beauté majestueuse d'un chêne multi-centenaire. Je ne sais pas trop à quoi c'est dû, mais il m'a semblé en voir plus qu'ailleurs dans toute la première partie du pays basque.
Justement, après avoir traversé Oloron Ste Marie, ville que j'ai trouvé particulièrement agréable (surtout en comparaison des dernières que l'on avait vues qui n'étaient pas franchement florissantes), voilà notre petite troupe qui fait son entrée dans le fameux pays Basque. Les noms des villages changent, et on passera notre premier bivouac basque à Lachicania.
 
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Les fières brebis basques 
 
Mercredi 14 Novembre
Lachicania => Garindein
 
Le pré qu'une bergère m'a laissé pour y passer la nuit est situé à côté d'un petit salon de coiffure à la sortie du hameau. La coiffeuse, que j'ai rencontré la veille, m'invite gentiment à prendre une douche et m'offre un bon petit déjeuner, puis on repart en direction de Mauléon-Licharre.
En m'arrêtant dans un village pour acheter du pain, j'entends les gens parler basque. Je prends conscience que c'est vraiment une langue vivante, parlée par tout un chacun ou presque.
Ici la brebis est reine, et on me l'avait dit mais effectivement, du coup la moindre parcelle est clôturée pour être mangée par les troupeaux. Ce n'est pas des plus pratique pour moi qui voyage à cheval et qui ai besoin d'herbe pour nourrir mes bêtes.
 
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Jeu de formes et de couleurs 
     
J'en ai fait la mauvaise expérience avec un de mes pires bivouacs : le côté pénible de voyager à cheval l'hiver, plus que le froid, c'est qu'il faut s'arrêter tôt pour ne pas se laisser surprendre par la nuit avant d'avoir monté le bivouac. J'ai hésité à m'arrêter juste avant Mauléon, mais je n'avais plus de croquettes pour les chiennes alors j'ai tenté la traversée pour m'arrêter après. Seulement ça m'a pris un peu plus de temps que prévu et ensuite je me suis retrouvée dans une zone sans pâture possible. Puis ensuite une petite route où il n'y avait pas moyen de trouver les propriétaires des prés que je croisais. Bref, il me restait à peine une demi-heure avant que la nuit ne tombe, et j'ai vu un minuscule bout de terrain clôturé autour d'un château d'eau. Une riveraine qui était dans son jardin m'a dit que le terrain était communal mais qu'« ici personne ne me dirait rien », j'ai donc commencé à m'installer là-dedans, malgré le peu d'herbe que ça offrirait aux juments. J'étais en train de monter la tente en speed quand j'ai entendu une voix me demandant si je comptais dormir là. J'allais lui répondre en la rassurant sur le fait que j'avais l'habitude, mais elle m'a hurlé dessus en s'indignant sur le fait que ça n'était pas possible, qu'on ne pouvait pas dormir là, et qu'elle allait appeler les flics si je refusais de partir.
Autant vous dire qu'il était hors de question que je remballe mes affaires et que je reparte de nuit, donc après avoir essayé de lui expliquer gentiment que ce n'était pas franchement par choix que je passais la nuit dans cet endroit pourri (et avec une mégère pour voisine), je l'ai laissée déblatérer ses insanités. Les flics ne sont pas passés, et j'ai passé une bonne nuit malgré le bruit du château d'eau, mais je n'ai pas oublié d'essuyer mes chaussures en quittant cet endroit inhospitalier. C'est la première fois que je tombais sur une c**** pareille, mais tout arrive !   
 
 
Jeudi 15 Novembre
Garindein => Ostabat
 
En partant de Garindein, je suis vite réconciliée avec le pays par le beau paysage qui se déroule devant nos yeux : de simples collines toutes calmes, parées des couleurs de l'automne et où l'on ne croisera que du bétail qui pâture librement et quelques chasseurs.
 
La journée est calme et je m'arrête tôt pour éviter la mésaventure de la veille. Un peu avant Ostabat, je m'arrête donc dans une ferme pour demander un bout de pré pour la nuit. Là je tombe sur un tableau que je garderai en tête comme typique du pays basque : une jeune femme dynamique, brunette aux cheveux courts en train de rentrer des agneaux nés de la veille m'accueille chaleureusement avec un accent charmant. Toute une petite famille vit là de l'élevage de brebis (vente directe et coopérative laitière) et de quelques vaches à viandes (de la blonde d'Aquitaine). C'est l'exploitation type ici.
Tous parlent basque, les enfants vont à l'école basque, etc., c'est la totale. Mais ils ont beau être adorables et être propriétaires d'une trentaine d'hectares, il n'y a pas de place pour moi, ils gardent tout pour les brebis. La jeune femme m'amène voir un coin à quelques kilomètres dans une forêt où il y a de l'eau et un peu d'herbe, pour que je ne fasse pas les bornes pour rien. L'endroit fait l'affaire, et je repars avec en cadeau de la glace au lait de brebis qu'ils produisent et vendent en direct et un super gâteau maison encore chaud. 
Je comprends très bien quand c'est leur gagne-pain que des propriétaires puissent me refuser la pâture pour une nuit, et de toute façon maintenant ma petite expérience m'a bien appris que, quand il s'agit de brebis, c'est très difficile d'avoir de l'herbe, c'est comme ça !
 
Vendredi 16 Novembre
Ostabat => Irrissary
 
Très beaux paysages là encore, et depuis quelques jours le temps est vraiment avec nous, il fait un soleil magnifique. Quel plaisir de se balader en débardeur mi-novembre !
Je n'ai jamais vu un pays aussi bien assorti : dans les terres, c'est 95% des maisons qui sont semblables. Le toit est en tuile rouge, les murs d'un blanc impeccable, avec les pierres d'angle apparentes et toutes les boiseries peintes en rouge, ou à la limite en vert. Avec l'herbe bien verte de cette région, on est en plein dans les couleurs du drapeau basque (je ne sais pas si lequel découle de l'autre...). Je suis vraiment frappé qu'autant de gens puissent avoir envie, quand ils construisent leur maison, de faire exactement la même que celle du voisin ! C'est clair qu'ici la question de l'identité basque est primordiale.
   
Les gens sont agréables, en attendant qu'un commerce ouvre à Irrissary, on m'invite à boire un coup et on me fait des petits cadeaux. Je bivouaquerai chez un éleveur de vaches, qui m'offre gracieusement l'hospitalité dans un pré à l'herbe splendide. Je parle beaucoup de ça, mais c'est un enjeu important quand on voyage à cheval que celui de nourrir convenablement ses bêtes, et on finit par loucher sur la moindre parcelle bien herbée !
 
Samedi 17 Novembre
Irrissary => Bidarray
 
Comme j'arrive bientôt à l'océan et que les altitudes ne sont plus très hautes, j'ai décidé d'emprunter un peu le GR10 en passant par Bidarray. Je quitte Irrissary en direction de St Martin d'Arrossa et emprunte une petite route qui passe par les collines pour rejoindre Bidarray. En arrivant là-bas je fais la rencontre de Beñat (l'équivalent basque de Bernard) et d'Anne. Anne fait le pélerinage de St Jacques à pied avec sa chienne (une adorable louloute de 8 mois, le portrait caché d'Effy), et elle avait rencontré Beñat dans la journée. Super rencontre, on papote un bon moment et on se donne rendez-vous avec Anne pour faire la journée du lendemain ensemble (elle n'a ni tente ni duvet à ce moment là et doit donc trouver un gîte).
Il est encore tôt donc je monte au dernier hameau après Bidarray et avant la montagne. Arrivée là, mauvaise surprise, la dame qui y vit n'est pas des plus accueillantes et je ne peux pas squatter ses prés, ni lui acheter du foin, les juments se contenteront du mauvais parcours au dessus de chez elle et moi d'un endroit très pentu et épineux pour mettre la tente.
De plus, elle me raconte que le dernier qui a voulu passer par là avec des chevaux a laissé une de ses montures dans le ravin, le chemin étant très étroit. Tant pis pour le GR10 donc...
 
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 Nuit dans la montagne
 
Dimanche 18 Novembre
Bidarray => Espelette
 
Je redescends à Bidarray de bon matin pour rejoindre Anne et nous partons sous la pluie mais le cœur léger de partager une journée avec un autre voyageur. Et puis ce ne sont pas les points communs qui nous manquent !
On passera par le Pas de Roland, pour se quitter peu avant Espelette, nos routes se séparant à ce niveau là.
Je bivouaquerai alors chez un éleveur qui fait de la vente directe. Rencontre très intéressante de cet ancien contrebandier qui me raconte des histoires plus invraisemblables les unes que les autres sur cette activité qui a réellement marqué la région.
 
Lundi 19 Novembre
Espelette => Ahetze
 
Je repars avec un bon Ossau-Irraty et de la confiture de cerises noires offerte par notre hôte. A partir d'Espelette je sens qu'on s'approche d'une zone où le tourisme est intensif, et je laisse à regret le calme des terres du pays basque profond.
 
Mardi 20 Novembre
Ahetze => Guétary
 
Je pars de bon matin et guette à chaque nouveau point de vue si je peux apercevoir l'océan. Mais il se fait attendre et je ne le verrai qu'à l'approche de Guétary. Une fois arrivée là, je cherche une plage où je puisse descendre avec les juments tranquillement et trouve de suite une sorte de petite crique sans personne, à part quelques surfeurs qui passeront dans la matinée.
L'endroit est calme mais l'océan est bruyant, et mes deux partenaires équins n'ont même jamais vu la mer, elles sont effrayées par l'immensité d'eau houleuse qui rugit devant elles. Je les cale sur un des bords de la crique, fournie d'un peu d'herbe et je profite d'une bonne journée plage, je m'offre même le luxe d'un bon bain dans l'océan.
 
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Toute première vue sur l'océan !
 
 
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Les juments se rassurent en fourrant leurs têtes dans l'herbe
 
http://www.corambe.com/caminarello/IMG_7084.jpg Tara profite d'une sieste au soleil bien méritée
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 Mes deux petites louloutes bien courageuses découvrent l'océan
 
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J'ai insisté pour l'avoir celle-là :
petite photo souvenir de l'équipe devant l'océan !
 
Après cet épisode de joie intense (c'est un grand but que l'océan), je me mets en quête d'un bivouac possible pour la nuit qui réunirait les conditions habituelles, mais pour une fois je veux aussi qu'il réponde à un critère esthétique : ça me tient à cœur de passer la nuit au bord de l'océan. Conseillée par des autochtones, je suis la corniche de Guétary par un joli sentier botanique et je me cale au pied de St Jean de Luz, au fond d'un parcours de santé. Je suis tranquille, il y a de l'herbe et une vue imprenable sur l'océan tout proche qui frappe contre les rochers. Les quelques promeneurs qui passent en fin de journée sont un peu intrigués mais toute l'équipe passe une bonne nuit. Forcément je repense à tous ces kilomètres parcourus avec mes chères co-équipières. J'ai l'habitude de travailler avec mes animaux, cela forme des relations très intenses, mais le fait de voyager avec eux, être non-stop en leur compagnie et découvrir ensemble de nouveaux endroits est tout aussi agréable et formateur. Je leur fais confiance, elles me font confiance, chacune a sa place dans la troupe, et repartir avec elles est toujours un vrai plaisir.
 
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Sur le sentier botanique...
 
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Bivouac océanique !
 
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Dès le lendemain je me mets en quête d'un point où je puisse consulter Internet. En effet, j'avais prévu, une fois arrivée à l'océan, de trouver un endroit pour placer mes juments et partir quelques mois à l'étranger.
Je traverse St Jean de Luz, cité balnéaire fréquentée par une population âgée et aisée, en passant par la croisette, puis je pose les juments sur la place principale du centre ville pour consulter internet dans un bar. Les coups de fil que je passe ensuite sont infructueux, je veux juste laisser mes juments à l'herbe, mais comme je m'y attendais, les tarifs pratiqués sur la côte sont particulièrement prohibitifs.
Je quitte la ville sans rien avoir trouvé, mais il me faut bien rejoindre la campagne pour passer la nuit tranquille. Sur ma route, une succession de ces hasards qui font tout le charme d'un voyage comme celui-ci, m'ont amenés chez Andoni, qui tient un centre de balade à cheval, Larrun Alde (voir ici le lien vers son site). Il nous a accueillies pour la nuit et m'a présenté dès le lendemain un couple de ses amis qui ont pu accueillir les juments dans de bonnes conditions. Merci à lui donc, ainsi qu'à Charlotte et Christophe !
 
 
Quant à moi je pars au Maroc avec mes chiennes par le biais d'un autre moyen de transport.
 
La suite du voyage à mon retour...Inch'Allah !

Publié dans Carnet de route

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Gérald 04/01/2013 15:23

Beau voyage et enfin l'explication de tes voeux en plein désert marocain !! Bonne année à toi et bonne fin de voyage !!